Le temps de l’utopie

Je n’ai pas encore regardé le film, mais je viens de terminer la lecture des Sentiers de l’Utopie, un livre-film d’Isabelle Fremeaux et John Jordan.

J’ai beaucoup aimé cette balade parmi quelques hauts lieux de l’Utopie en Europe et cette lecture renforce mon sentiment que pour surmonter la crise que nous vivons, les seules solutions réalistes sont celles qui sont qualifiées d’utopiques!

En 2008 déjà, en lisant les motions déposées pour le congrès de Reims du PS, j’avais été surpris de remarquer que la seule motion qui semblait prendre pleine conscience de l’ampleur de la crise et proposer des solutions proportionnées était la motion « F » du mouvement Utopia.

L’utopie a mauvaise presse : les utopies que l’on a voulu appliquer à grande échelle au vingtième siècle se sont toutes soldées de manière tragique.

Si aujourd’hui les utopies sont les seules à proposer des solutions réalistes, c’est que nous sommes à un moment charnière où pour sauver notre civilisation il nous faut modifier profondément nos habitudes pour instaurer plus d’équité ce qui est habituellement qualifié d’utopiste.

Les Sentiers de l’Utopie nous font découvrir des lieux qui expérimentent, chacun à sa manière, des modes d’interaction différents. Ce ne sont pas des dogmes à suivre aveuglément mais autant de laboratoires dont les découvertes seront précieuses pour trouver des solutions plus générales.

Pour terminer ce billet, deux images glanées hier soir dans un Paris où il allait geler opour la première fois de l’hiver alors que je me rendais à pieds à la conférence de Christian Vélot sur les plantes mutées à la mairie du deuxième arrondissement :

  • une terrasse ouverte et chauffée, où l’on chauffe l’extérieur pour que quelques consommateurs puissent déguster une bière à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur.
  • à quelques mètres, un sans abri se recroqueville, adossé à un sac à dos pour se préparer à passer la nuit qui sera glaciale.

Un gaspillage inutile de ressources non renouvelables dont les plus démunis sont totalement dépourvu, comment mieux illustrer la crise dans laquelle nous nous enfonçons?

 

Mon intervention lors de l’inauguration du Retour à la Terre Rive Gauche

En attendant la publication des photos et vidéos sur le site du Retour à la Terre, voici le texte que j’avais préparé pour mon intervention lors de l’inauguration officielle du magasin de la Rive Gauche le 18 janvier.

Catherine est inquiète parce qu’elle ne sait pas ce que je veux vous dire ce soir…

Elle me connaît pourtant bien puisque cela fait plus de trente ans que nous vivons ensemble !

Nous avons la chance d’avoir étudié dans une grande école (l’École Centrale) où nous nous sommes rencontrés mais avons toujours eu du mal à nous intégrer au monde des grandes entreprises.

Je l’ai devancé en devenant consultant indépendant il y a bientôt quatorze ans.

Lorsqu’elle a souhaité à son tour quitter Renault il y a quatre ans, nous avions un peu d’économies, pas beaucoup parce que l’argent n’a jamais été notre objectif principal mais suffisamment pour acheter par exemple un petit deux pièces dans le quartier où nous habitons.

Nous avons décidé d’utiliser ce petit pécule pour qu’elle puisse mener à bien un projet qui lui tenait à cœur et quatre ans plus tard sommes réunis ici pour inaugurer son deuxième magasin.

Le succès est donc au rendez vous.

Quarante emplois directs (et au moins la moitié d’emplois indirects) ont été crées et des dizaines de milliers de clients ont été sensibilisés aux problèmes environnementaux et ont mangé bio et d’une manière plus responsable.

Je suis très fier de Catherine pour ce succès.

Je suis également heureux de voir qu’elle s’est épanouie professionnellement pendant ces quatre années comme jamais auparavant.

Je le suis un peu moins de la voir fatiguée comme elle ne l’a jamais été.

Quand on rentre dans un des deux magasins du Retour à la Terre, ce que l’on voit peut sembler facile et tomber sous le sens.

Je vis aux côtés de Catherine et je peux vous dire que créer ce cercle vertueux est au contraire un combat de tous les instants :

  • Un combat contre les concurrents de la grande distribution et d’autres commerces spécialisés qui n’ont pas les mêmes exigences.
  • Un combat contre les fournisseurs quand ils glissent dans leurs catalogues des produits certifiés AB mais contenant des arômes non bio, sur-emballés, pleins d’huile de palme, ou importés de l’autre bout de la planète alors qu’ils poussent chez nous.
  • Un combat contre les clients qu’il faut éduquer et à qui il faut expliquer pourquoi ils ne trouveront chez nous ni tomates, ni litchis ni foie gras pour leurs réveillons.
  • Un combat au sein de la coopérative Biocoop pour essayer de maintenir une ligne aussi droite que possible.
  • Et parfois même un combat au sein de l’équipe qu’il faut convaincre que le magasin doit être impeccablement tenu, qu’il vaut mieux faire 40 commandes à 40 petits producteurs qu’une seule commande à un industriel et parfois même pourquoi travailler plus pour gagner plus n’est pas une bonne idée et pourquoi seule Catherine et dans une moindre mesure nos deux directeurs de magasin peuvent faire des heures supplémentaires au Retour à la Terre.

Je sais que ce type de combat est chose courante pour beaucoup de nos invités.

Insecticides, plastiques, déchets, cancers, OGM, brevets sur le vivant, grande distribution, industrie de la viande, villes en transition, paysans sans terre, nucléaire, gaz de schiste, … au cours des débats organisés par Catherine, je me suis souvent senti dérouté et découragé par la diversité de ces luttes.

Il y a pourtant une constante : le refus de la marchandisation des biens communs de l’humanité.

Prenons par exemple le problème de l’eau, particulièrement éloquent parce qu’il représente un combat que beaucoup considèrent comme déjà perdu.

L’eau est essentielle à la vie, elle recouvre 72% de notre planète et notre corps est composé d’eau à 65%.

Pourtant, vous souvenez vous quand vous avez bu pour la dernière fois de l’eau qui ne soit pas « produite » par une des multinationales qui se sont emparé de son « marché » ou par une des rares compagnies des eaux qui soit publique ?

Pour moi, c’était en juillet dernier, en randonnée avec notre fils Samuel à plus de 2000m d’altitude dans les Alpes.

Et même dans un endroit aussi préservé, il nous a fallu filtrer l’eau des torrents de montagne dans un filtre en céramique, merveille de haute technologie suisse, pour la boire sans risque.

Cet accaparement de l’eau, des semences, de la nourriture, des terres, du sous sol, des idées, des déchets, de l’énergie, des logiciels, des données privées, de l’argent, … et même du « droit à polluer » par quelques privilégiés qui contrôlent une poignée de multinationales est intolérable sur le plan des principes, mais aujourd’hui il ne s’agit plus ce cela.

Le problème est pourtant simple.

Nous sommes 7 milliards sur une planète aux ressources finies qui ne peut nourrir sa population de manière durable que si ses ressources sont exploitées de manière raisonnable et distribuées avec un minimum d’équité et c’est précisément de cela dont il s’agit pour chacun de ces combats.

Combattre les dérives actuelles sous toutes leurs formes n’est plus seulement une question de principes mais une question de survie pour nous et pour notre civilisation !

Merci à tout ceux qui mènent cette lute essentielle à leur manière et sur tous les fronts.

Bonne année 2012

Comme toujours, le choix de la photo a été difficile…

Cette photo a été prise dans la petite bande boisée qui isole notre verger des cultures intensives sous les vents dominants.

J’aime bien le contraste des couleurs entre le jaune de la feuille de ginkgo biloba, le roux et le vert des autres feuilles.

C’est également une bonne illustration du concept de Retour à la Terre que nous défendons ailleurs et si vous regardez bien, vous pourrez apercevoir un petit cloporte et un lombric qui sont des auxiliaires très importants de l’écologie des sols.

Ceci dit, cette année j’ai décidé de vous montrer les photos auxquelles vous avez échappé!

La biographie que je n’aurai pas le temps de détailler à Paris Web

Mon atelier sur l’archivage des pages web ne durant que trente minutes, je ne vais pas avoir le temps de détailler ma biographie.

Voici donc ce que j’aurais aimé dire aux participants de Paris Web

J’ai entendu parler du web pour la première fois en 1993 ou 1994 alors que je travaillais à l’avant vente chez Sybase.

La commerciale qui gérait le CNRS m’avait demandé de rencontrer un interlocuteur qui une demande particulière à nous faire.

A l’époque nous étions très fiers de TDS, notre protocole client/serveur et ce client voulais nous demander si nous ne pouvions pas supporter un nouveau protocole que les chercheurs commençaient à utiliser dans les laboratoires pour partager des informations.

Sans grand espoir je consultais tout de même l’engineering qui me répondit que non, il n’était pas question de supporter ce protocole HTTP qui leur semblait bien trop rudimentaire pour être utilisable en client/serveur…

Malgré ce premier échec, le web pénétra très vite par la petite porte chez Sybase et deux ans plus tard je créais mes premières pages web dynamiques en Perl sur notre intranet pour exposer des données de la base de données du support que le progiciel que nous utilisions n’affichaient pas comme nous l’aurions souhaité. L’année suivante, abandonnant Perl pour Java, je créais une petite application web pour gérer mon équipe de support second niveau…

Le pli était pris, j’étais contaminé par le web et je le suis resté.

Quand j’ai créé Dyomedea en 1999, mon premier projet a été de créer Du côté de…, un site de quartier dont l’échec commercial devint flagrant un an plus tard.

Ce fut mon premier gros projet web : un site dynamique écrit en PHP accédant à une base de données PostgreSQL (venant de chez Sybase il me semblait exclus d’utiliser une base de données ne gérant pas les transactions…), mis à jour régulièrement et générant plusieurs milliers de pages…

C’est ce projet qui m’apprit vraiment les bases du développement web et me permit de découvrir des technologies telles que CSS, XML et XSLT.

Enthousiasmé par ces technologies, je lançais XMLfr début 2000 et n’hésitais pas à contacter la communauté XML naissante en France comme à l’étranger pour la mettre à contribution.

La réponse fut étonnante et je devins rapidement un membre influant de cette communauté, rédacteur xmlhack et xml.com, auteur de livres O’Reilly et orateur à un nombre (trop) important de conférences internationales.

XMLfr, qui a été une source de vulgarisation importante pendant le début des années 2000, reste également à ce jour mon plus gros site web, réalisé entièrement en XML pour être une vitrine de ces technologies.

Le reflux de la vague XML n’a en rien modéré mon enthousiasme pour cette technologie dont la boîte à outils est maintenant arrivée à maturité et que j’utilise quotidiennement.

Utilisateur et promoteur de logiciels open source (au point d’utiliser un OS open source sur mon MacBook) et de données ouvertes, mon engagement s’est diversifié puisque je suis devenu apiculteur et arboriculteur (heureux propriétaire d’un verger de plusieurs hectares certifié AB et sous mention Nature & Progrès) et associé d’un magasin de produits biologiques.

Les échanges ouverts de semences ou de greffons de variétés traditionnelles viennent ainsi compléter celui d’idées, de données et de logiciels : ils font partie de la même logique!

Autre élément de convergence entre ces deux « casquettes » : c’est en maintenant le site du Retour à la Terre que j’ai été confronté une nouvelle fois au problème d’obsolescence des liens et que j’ai repris une vieille idée qui m’avait déjà travaillé quand de maintenais activement XMLfr et que j’ai démarré le projet owark que je vais présenter à Paris Web.

Les quais de Paris

Dimanche dernier, Elliot, Flora et Lena fêtaient leur bar et bat mitzvah sur la péniche le Melody Blues.

Notre fille Deborah en étant la photographe officielle, j’ai pu prendre en photo ce qu’elle n’avait pas le temps de prendre c’est à dire la photographe en pleine action (première et dernière photos de cet album) et les quais de Paris pendant cette belle journée.

Un grand merci aux triplés et à leurs parents pour ce moment inoubliable!

XML Prague 2011 : XML à l’attaque du web

Salle de conférence pendant la pause café

Après une période un peu folle entre 2000 et 2008 pendant laquelle j’ai participé à un nombre impressionnant de conférences, je m’étais mis un peu en retrait et n’avais plus participé à aucune conférence depuis XTech 2008.

XML Prague 2011 était donc pour moi l’occasion de rencontrer à nouveau la communauté des experts XML internationaux et j’étais curieux de voir comment elle avait évolué pendant ces trois dernières années.

MURATA Makoto (EPUB3: Global Language and Comic)A côté des aspects plus techniques, je n’oublierai pas l’image de Murata Makoto exprimant sobrement sa peine pour les victimes du tremblement de terre au Japon.

La tagline de XML Prague 2011 était « XML devait être l’espéranto du Web. Pourquoi n’est-ce pas le cas? » (« XML as new lingua franca for the Web. Why did it never happen? »).

Michael Sperberg-McQueen (Closing keynote)Le contenu de la conférence est resté proche de cette ligne mais il a été résumé de manière plus exacte par Michael Sperberg-McQueen lors de sa clôture : « Mettons du XML dans le navigateur, qu’ils le veuillent ou non! »

Norman Walsh (HTML+XML: The W3C HTML/XML Task Force)Le ton a été donné par Norman Walsh dès la toute première présentation: la convergence entre HTML et XML n’aura pas lieu.

XML a tenté d’être un format neutre convenant aussi bien aux documents qu’aux données sur le web. On peut dire aujourd’hui que cet objectif n’a pas été atteint et que les formats les plus populaires sur le web sont HTML pour les documents et JSON pour les données.

Cela ne semble pas préoccuper plus que mesure le public de XML Prague composé d’aficionados des langages à balises : si la « masse des développeurs web » n’est pas intéressée par XML c’est son problème. Les bénéfices liés à XML sont bien connus et cela signifie simplement que la communauté XML devra développer les outils nécessaires pour utiliser XML dasn le navigateur aussi bien que sur le serveur.

Sur ce thème, beaucoup de présentations couvraient le support de XML dans le navigateur ainsi que les passerelles entre JSON et XML :

  • Validation XML Schema côté client par Henry S. Thompson and Aleksejs Goremikins
  • JSON pour XForms par Alain Couthures
  • XSLT dans le navigateur par Michael Kay
  • Traitement de XML efficace dans les navigateurs par Alex Milowski
  • XQuery dans le navigateur par Peter Fischer

Les outils côté serveurs ont fait l’objet de moins de sessions, peut être parce que le sujet est plus ancien :

  • Une façade JSON pour le serveur MarkLogic par Jason Hunter
  • CXAN: étude de cas pour Servlex, un framework XML pour le web par Florent Georges
  • Akara – « Spicy Bean Fritters » et services de données XML par Uche Ogbuji

Bien entendu, les standards étaient aussi au programme :

  • HTML+XML: la task force W3C HTML/XML (déjà mentionnée) par Norman Walsh
  • Standards update: XSLT 3.0 par Michael Kay
  • Standards update: XML, XQuery, XML Processing Profiles, DSDL par Liam Quin, Henry S. Thompson, Jirka Kosek

Ainsi que les applications de XML :

  • Configuration d’équipements réseau avec NETCONF et YANG par Ladislav Lhotka
  • Développements XML – XML Projects par George Bina
  • EPUB3: le langage et les bandes dessinées par Murata Makoto
  • EPUB: Chapitres et versets par Tony Graham
  • DITA NG – une implémentation Relax NG de DITA par George Bina

Sans oublier quelques présentations techniques sur les implémentations elles mêmes :

  • Traduction de SPARQL et SQL en XQuery par Martin Kaufmann
  • Réécritures déclaratives de XQuery pour le profit et le plaisir par John Snelson

Et la séance de clôture par le roi de cet excercice, Michael Sperberg-McQueen.

Ma présentation, « injection XQuery », était assez atypique dans cet ensemble et il a fallu tout le talent de Michael Sperberg-McQueen pour lui trouver un point commun en faisant remarquer que pour avoir une chance de mettre XML sur le web il faudrait se préoccuper un peu plus de sécurité.

J’avais été impressionné lors des conférences XTech par l’évolution des techniques de présentation, la plupart des intervenants rejetant les traditionnelles présentation powerpoint et leurs « transparents » surchargés pour des alternatives plus légères et beaucoup plus imagées.

John Snelson (Declarative XQuery Rewrites for Profit or Pleasure)Je pensais ce mouvement inéluctable et ai été bien surpris de voir qu’il n’avait guère atteint les intervenants de XML Prague 2011 qui (à l’exception très notable de John Snelson) continuaient à utiliser powerpoint de manière très traditionnelle.

J’avais conçu ma présentation en suivant ce que je croyais être la technique de présentation devenue classique. Utilisant Slidy, j’avais pas moins de 35 pages très concises à présenter en 25 minutes. Chaque page avait une photo différente en arrière plan et ne comprenait que quelques mots.

Les commentaires ont été plutôt positifs bien que certaines photos d’injections aient choqué quelques participants.

Ma présentation étant du HTML standard, j’avais jugé plus sur d’utiliser l’ordinateur mis à disposition par les organisateurs. C’était sans compter sur les 74 Moctets d’images à charger pour les fonds de pages qui ont mis à mal cet ordinateur un peu poussif et les pages étaient un peu lentes à l’affichage (note personnelle : la prochaine fois, utilise ton ordinateur)!

The twitter wall (and Norman Walsh)Le « mur twitter » projeté au moyen d’un second vidéo projecteur a eu également beaucoup de succès.

Ce mur a été bien pratique pour communiquer pendant les sessions et il remplace avantageusement les canaux IRC que nous utilisions auparavant.

Twitter ne permet malheureusement pas de rechercher dans ses archives et, alors que j’écris ces mots, je ne peux déjà plus accéder aux tweets du premier jour de la conférence!

Avec un peu de recul, si j’essaye d’analyser ce qui s’est dit à XML Prague 2011, j’ai des sentiments mitigés à propos de ce fossé qui se creuse entre communautés Web et XML.

Le rêve que XML puisse être accepté par l’ensemble de la communauté des développeurs web était une vision très forte et nous ne devons pas oublier que XML a été conçu pour mettre « SGML sur le web« .

Ceci dit, il faut bien reconnaître que les développeurs web ont toujours été réticents devant la complexité additionnelle (réelle ou perçue) de XHTML. Ce fossé a toujours existé et après que XML ait manqué le virage du Web 2.0 il était trop tard pour espérer le combler.

XML sur le web restera donc une niche et continuera à être utilisé par une minorité, mais la créativité et le dynamisme de la communauté qui s’est manifesté à Prague est impressionnant et encourageant : il y a encore place pour beaucoup d’innovations et XML est, plus que jamais, une technologie de choix pour développer des applications web.

Photos

Sans fil

Sortir sans téléphone portable? Chiche!

Toiles d'araignées

La première fois que je suis sorti sans téléphone portable, j’ai senti comme un manque, une cassure, un isolement, une perte de contrôle : je n’étais qu’à 100 mètres de chez moi mais on ne pouvait plus me joindre et je ne pouvais plus joindre instantanément mes proches. Tout pouvait leur arriver sans que je le sache et tout pouvait m’arriver sans qu’ils le sachent.

Ce sentiment d’insécurité a heureusement été fugitif et a vite fait place à un sentiment d’indépendance et de liberté : tout pouvait arriver et je pouvais à nouveau être tout à moi et regarder le monde sans être interrompu.

Ces téléphones techniquement sans fil sont de redoutables fils à la patte!

Pourquoi ne pas tenter l’aventure?

Coupez le fil : laissez votre portable à la maison pour aller acheter votre baguette chez le boulanger!

La Poste ne reconnait pas la région Île-de-France

Boite à lettres de la Poste de la rue Desaix, Paris 15ème

La région Île-de-France a été créée en 1976.

35 ans après, la Poste l’ignore et préfère l’appeler « Paris, banlieue » sur ces boites à lettres…

Paris ne représente pourtant que 19% des habitants et 0,9% de la superficie de l’Île-de-France qui compte 1280 autres communes!