SOPA, PIPA, Owark and long term preservation

We use to distinguish things that are eternal and those that are ephemeral, but how valid is our judgment?

Take Wikipedia for instance. I used to take for granted that Wikipedia was here for ever, up and running and ready to send me any version of any page in any language and I was wondering how useful it is for my Owark project to archive Wikipedia pages.

Here come SOPA and PIPA and suddenly we realize that Wikipedia is threatened:

Wikipedia would be threatened in many ways. For example, in its current form, SOPA could require Wikipedia to actively monitor every site we link to, to ensure it doesn’t host infringing content. Any link to an infringing site could put us in jeopardy of being forced offline. The trust and openness that underlies the entire Wikipedia project would be threatened, and new, restrictive policies would make it harder for us to be open to new contributors.

If we can read the Odyssey today, it’s not because its original « editor » has been able to preserve it, but because « Lots of Copies Keep Stuff Safe » and enough copies had been spread to insure its transmission.

If Wikipedia (or any other website) are weaker than we use to think and can be closed down, we need to spread as many copies as possible and this is really what Owark is about.

Now, is that enough?

I have mixed feelings when I read (twitted by Karl Dubost and written by Sarah Lacy) that:

Long-term there’s no future in printed books.

I understand the point and there may be no future in printed books medium term, but electronic books depends on cheap and ubiquitous electricity and I wouldn’t bet that this will be the case long term!

We know that sooner or later we will have to dramatically reduce our power consumption and we don’t know how smooth or brutal will be the transition.

If we are wise enough to manage a smooth transition, the industry might be able to adapt itself.

If not, there is a serious risk is that many books or web pages, digital photos, songs, music, videos that rely on cheap energy are simply lost forever!

Should we print web pages to archive them?

Mon intervention lors de l’inauguration du Retour à la Terre Rive Gauche

En attendant la publication des photos et vidéos sur le site du Retour à la Terre, voici le texte que j’avais préparé pour mon intervention lors de l’inauguration officielle du magasin de la Rive Gauche le 18 janvier.

Catherine est inquiète parce qu’elle ne sait pas ce que je veux vous dire ce soir…

Elle me connaît pourtant bien puisque cela fait plus de trente ans que nous vivons ensemble !

Nous avons la chance d’avoir étudié dans une grande école (l’École Centrale) où nous nous sommes rencontrés mais avons toujours eu du mal à nous intégrer au monde des grandes entreprises.

Je l’ai devancé en devenant consultant indépendant il y a bientôt quatorze ans.

Lorsqu’elle a souhaité à son tour quitter Renault il y a quatre ans, nous avions un peu d’économies, pas beaucoup parce que l’argent n’a jamais été notre objectif principal mais suffisamment pour acheter par exemple un petit deux pièces dans le quartier où nous habitons.

Nous avons décidé d’utiliser ce petit pécule pour qu’elle puisse mener à bien un projet qui lui tenait à cœur et quatre ans plus tard sommes réunis ici pour inaugurer son deuxième magasin.

Le succès est donc au rendez vous.

Quarante emplois directs (et au moins la moitié d’emplois indirects) ont été crées et des dizaines de milliers de clients ont été sensibilisés aux problèmes environnementaux et ont mangé bio et d’une manière plus responsable.

Je suis très fier de Catherine pour ce succès.

Je suis également heureux de voir qu’elle s’est épanouie professionnellement pendant ces quatre années comme jamais auparavant.

Je le suis un peu moins de la voir fatiguée comme elle ne l’a jamais été.

Quand on rentre dans un des deux magasins du Retour à la Terre, ce que l’on voit peut sembler facile et tomber sous le sens.

Je vis aux côtés de Catherine et je peux vous dire que créer ce cercle vertueux est au contraire un combat de tous les instants :

  • Un combat contre les concurrents de la grande distribution et d’autres commerces spécialisés qui n’ont pas les mêmes exigences.
  • Un combat contre les fournisseurs quand ils glissent dans leurs catalogues des produits certifiés AB mais contenant des arômes non bio, sur-emballés, pleins d’huile de palme, ou importés de l’autre bout de la planète alors qu’ils poussent chez nous.
  • Un combat contre les clients qu’il faut éduquer et à qui il faut expliquer pourquoi ils ne trouveront chez nous ni tomates, ni litchis ni foie gras pour leurs réveillons.
  • Un combat au sein de la coopérative Biocoop pour essayer de maintenir une ligne aussi droite que possible.
  • Et parfois même un combat au sein de l’équipe qu’il faut convaincre que le magasin doit être impeccablement tenu, qu’il vaut mieux faire 40 commandes à 40 petits producteurs qu’une seule commande à un industriel et parfois même pourquoi travailler plus pour gagner plus n’est pas une bonne idée et pourquoi seule Catherine et dans une moindre mesure nos deux directeurs de magasin peuvent faire des heures supplémentaires au Retour à la Terre.

Je sais que ce type de combat est chose courante pour beaucoup de nos invités.

Insecticides, plastiques, déchets, cancers, OGM, brevets sur le vivant, grande distribution, industrie de la viande, villes en transition, paysans sans terre, nucléaire, gaz de schiste, … au cours des débats organisés par Catherine, je me suis souvent senti dérouté et découragé par la diversité de ces luttes.

Il y a pourtant une constante : le refus de la marchandisation des biens communs de l’humanité.

Prenons par exemple le problème de l’eau, particulièrement éloquent parce qu’il représente un combat que beaucoup considèrent comme déjà perdu.

L’eau est essentielle à la vie, elle recouvre 72% de notre planète et notre corps est composé d’eau à 65%.

Pourtant, vous souvenez vous quand vous avez bu pour la dernière fois de l’eau qui ne soit pas « produite » par une des multinationales qui se sont emparé de son « marché » ou par une des rares compagnies des eaux qui soit publique ?

Pour moi, c’était en juillet dernier, en randonnée avec notre fils Samuel à plus de 2000m d’altitude dans les Alpes.

Et même dans un endroit aussi préservé, il nous a fallu filtrer l’eau des torrents de montagne dans un filtre en céramique, merveille de haute technologie suisse, pour la boire sans risque.

Cet accaparement de l’eau, des semences, de la nourriture, des terres, du sous sol, des idées, des déchets, de l’énergie, des logiciels, des données privées, de l’argent, … et même du « droit à polluer » par quelques privilégiés qui contrôlent une poignée de multinationales est intolérable sur le plan des principes, mais aujourd’hui il ne s’agit plus ce cela.

Le problème est pourtant simple.

Nous sommes 7 milliards sur une planète aux ressources finies qui ne peut nourrir sa population de manière durable que si ses ressources sont exploitées de manière raisonnable et distribuées avec un minimum d’équité et c’est précisément de cela dont il s’agit pour chacun de ces combats.

Combattre les dérives actuelles sous toutes leurs formes n’est plus seulement une question de principes mais une question de survie pour nous et pour notre civilisation !

Merci à tout ceux qui mènent cette lute essentielle à leur manière et sur tous les fronts.

Happy New Year 2012

As usual, it’s been tough to select a picture…

This one has been taken in the small woodland that isolates our orchard from the chemical crops grown by our neighbors.

I like the contrast between the yellow of the ginkgo biloba, and the brown and green of the other leaves.

It’s also a good illustration of the concept of « Retour à la Terre » (return to the earth or soil) that we promote elsewhere and if you look carefully, you’ll see a small woodlouse and a redworm which are major actors of soil ecology.

That being said, this year I have decided to show you the other pictures that I had selected!

Bonne année 2012

Comme toujours, le choix de la photo a été difficile…

Cette photo a été prise dans la petite bande boisée qui isole notre verger des cultures intensives sous les vents dominants.

J’aime bien le contraste des couleurs entre le jaune de la feuille de ginkgo biloba, le roux et le vert des autres feuilles.

C’est également une bonne illustration du concept de Retour à la Terre que nous défendons ailleurs et si vous regardez bien, vous pourrez apercevoir un petit cloporte et un lombric qui sont des auxiliaires très importants de l’écologie des sols.

Ceci dit, cette année j’ai décidé de vous montrer les photos auxquelles vous avez échappé!

Dear oreilly.com, cool URIs don’t change, please!

That shouldn't happen!

Dear oreilly.com, I hope you will not mind if I am doing some buzz on your name, but that’s for owark, the Open Web Archive, a project that have been launched at OSCON 2011 and that could make good use of some additional visibility.

Owark is currently implemented as a WordPress plugin that runs in three of my websites and replaces broken links by links to local archives.

As I was presenting owark today during a workshop at Paris Web 2011, I noticed that http://oreilly.com/catalog/9780596529321/index.html was one of these broken links and used this example to demonstrate the usefulness of this project.

Now that I have made my point, explaining to my attendees that even websites as geeky as oreilly.com could not be trusted to avoid linkrot, can I suggest that you add redirections from these old URLs to the new ones?

Of course, I know that you know that « cool URIs don’t change » and I have noticed that you are already redirecting http://oreilly.com/catalog/9780596529321/ (without the trailing « index.html ») to its new location but that’s not enough ;) …

Thanks,

Eric

PS: owark needs your help. If you’re interested, please leave a comment (if you log using an OpenID you’ll get the bonus of not being moderated), drop me a mail at vdv@dyomedea.com or contact me on Identica, Twitter, Skype, Yahoo or MSN where my pseudo is « evlist ».

La biographie que je n’aurai pas le temps de détailler à Paris Web

Mon atelier sur l’archivage des pages web ne durant que trente minutes, je ne vais pas avoir le temps de détailler ma biographie.

Voici donc ce que j’aurais aimé dire aux participants de Paris Web

J’ai entendu parler du web pour la première fois en 1993 ou 1994 alors que je travaillais à l’avant vente chez Sybase.

La commerciale qui gérait le CNRS m’avait demandé de rencontrer un interlocuteur qui une demande particulière à nous faire.

A l’époque nous étions très fiers de TDS, notre protocole client/serveur et ce client voulais nous demander si nous ne pouvions pas supporter un nouveau protocole que les chercheurs commençaient à utiliser dans les laboratoires pour partager des informations.

Sans grand espoir je consultais tout de même l’engineering qui me répondit que non, il n’était pas question de supporter ce protocole HTTP qui leur semblait bien trop rudimentaire pour être utilisable en client/serveur…

Malgré ce premier échec, le web pénétra très vite par la petite porte chez Sybase et deux ans plus tard je créais mes premières pages web dynamiques en Perl sur notre intranet pour exposer des données de la base de données du support que le progiciel que nous utilisions n’affichaient pas comme nous l’aurions souhaité. L’année suivante, abandonnant Perl pour Java, je créais une petite application web pour gérer mon équipe de support second niveau…

Le pli était pris, j’étais contaminé par le web et je le suis resté.

Quand j’ai créé Dyomedea en 1999, mon premier projet a été de créer Du côté de…, un site de quartier dont l’échec commercial devint flagrant un an plus tard.

Ce fut mon premier gros projet web : un site dynamique écrit en PHP accédant à une base de données PostgreSQL (venant de chez Sybase il me semblait exclus d’utiliser une base de données ne gérant pas les transactions…), mis à jour régulièrement et générant plusieurs milliers de pages…

C’est ce projet qui m’apprit vraiment les bases du développement web et me permit de découvrir des technologies telles que CSS, XML et XSLT.

Enthousiasmé par ces technologies, je lançais XMLfr début 2000 et n’hésitais pas à contacter la communauté XML naissante en France comme à l’étranger pour la mettre à contribution.

La réponse fut étonnante et je devins rapidement un membre influant de cette communauté, rédacteur xmlhack et xml.com, auteur de livres O’Reilly et orateur à un nombre (trop) important de conférences internationales.

XMLfr, qui a été une source de vulgarisation importante pendant le début des années 2000, reste également à ce jour mon plus gros site web, réalisé entièrement en XML pour être une vitrine de ces technologies.

Le reflux de la vague XML n’a en rien modéré mon enthousiasme pour cette technologie dont la boîte à outils est maintenant arrivée à maturité et que j’utilise quotidiennement.

Utilisateur et promoteur de logiciels open source (au point d’utiliser un OS open source sur mon MacBook) et de données ouvertes, mon engagement s’est diversifié puisque je suis devenu apiculteur et arboriculteur (heureux propriétaire d’un verger de plusieurs hectares certifié AB et sous mention Nature & Progrès) et associé d’un magasin de produits biologiques.

Les échanges ouverts de semences ou de greffons de variétés traditionnelles viennent ainsi compléter celui d’idées, de données et de logiciels : ils font partie de la même logique!

Autre élément de convergence entre ces deux « casquettes » : c’est en maintenant le site du Retour à la Terre que j’ai été confronté une nouvelle fois au problème d’obsolescence des liens et que j’ai repris une vieille idée qui m’avait déjà travaillé quand de maintenais activement XMLfr et que j’ai démarré le projet owark que je vais présenter à Paris Web.

Owark WordPress plugin v0.1

I am proud to announce that I have installed the very first version of my owark WordPress plugin on this blog.

Note: the plugin is still in an early stage and I wouldn’t recommend to install it on your blog!

Standing for Open Web Archive, owark is a project that I’ll be presenting at OSCON 2011.

This first version is only a small piece in the bigger vision I’ll be presenting at OSCON, but I find it already pretty cool…

The plugin relies on the Broken Link Checker to harvest the links in the blog content and check for broken links and on GNU Wget to perform the archiving itself.

I had been archiving links for a while with a bash script and I have already some stuff in my archive database so that this plugin doesn’t start from scratch and can take advantage of this history.

These are just a couple of simple examples, but I am happy with the progress so far…

Les quais de Paris

Dimanche dernier, Elliot, Flora et Lena fêtaient leur bar et bat mitzvah sur la péniche le Melody Blues.

Notre fille Deborah en étant la photographe officielle, j’ai pu prendre en photo ce qu’elle n’avait pas le temps de prendre c’est à dire la photographe en pleine action (première et dernière photos de cet album) et les quais de Paris pendant cette belle journée.

Un grand merci aux triplés et à leurs parents pour ce moment inoubliable!