La biographie que je n’aurai pas le temps de détailler à Paris Web

Mon atelier sur l’archivage des pages web ne durant que trente minutes, je ne vais pas avoir le temps de détailler ma biographie.

Voici donc ce que j’aurais aimé dire aux participants de Paris Web

J’ai entendu parler du web pour la première fois en 1993 ou 1994 alors que je travaillais à l’avant vente chez Sybase.

La commerciale qui gérait le CNRS m’avait demandé de rencontrer un interlocuteur qui une demande particulière à nous faire.

A l’époque nous étions très fiers de TDS, notre protocole client/serveur et ce client voulais nous demander si nous ne pouvions pas supporter un nouveau protocole que les chercheurs commençaient à utiliser dans les laboratoires pour partager des informations.

Sans grand espoir je consultais tout de même l’engineering qui me répondit que non, il n’était pas question de supporter ce protocole HTTP qui leur semblait bien trop rudimentaire pour être utilisable en client/serveur…

Malgré ce premier échec, le web pénétra très vite par la petite porte chez Sybase et deux ans plus tard je créais mes premières pages web dynamiques en Perl sur notre intranet pour exposer des données de la base de données du support que le progiciel que nous utilisions n’affichaient pas comme nous l’aurions souhaité. L’année suivante, abandonnant Perl pour Java, je créais une petite application web pour gérer mon équipe de support second niveau…

Le pli était pris, j’étais contaminé par le web et je le suis resté.

Quand j’ai créé Dyomedea en 1999, mon premier projet a été de créer Du côté de…, un site de quartier dont l’échec commercial devint flagrant un an plus tard.

Ce fut mon premier gros projet web : un site dynamique écrit en PHP accédant à une base de données PostgreSQL (venant de chez Sybase il me semblait exclus d’utiliser une base de données ne gérant pas les transactions…), mis à jour régulièrement et générant plusieurs milliers de pages…

C’est ce projet qui m’apprit vraiment les bases du développement web et me permit de découvrir des technologies telles que CSS, XML et XSLT.

Enthousiasmé par ces technologies, je lançais XMLfr début 2000 et n’hésitais pas à contacter la communauté XML naissante en France comme à l’étranger pour la mettre à contribution.

La réponse fut étonnante et je devins rapidement un membre influant de cette communauté, rédacteur xmlhack et xml.com, auteur de livres O’Reilly et orateur à un nombre (trop) important de conférences internationales.

XMLfr, qui a été une source de vulgarisation importante pendant le début des années 2000, reste également à ce jour mon plus gros site web, réalisé entièrement en XML pour être une vitrine de ces technologies.

Le reflux de la vague XML n’a en rien modéré mon enthousiasme pour cette technologie dont la boîte à outils est maintenant arrivée à maturité et que j’utilise quotidiennement.

Utilisateur et promoteur de logiciels open source (au point d’utiliser un OS open source sur mon MacBook) et de données ouvertes, mon engagement s’est diversifié puisque je suis devenu apiculteur et arboriculteur (heureux propriétaire d’un verger de plusieurs hectares certifié AB et sous mention Nature & Progrès) et associé d’un magasin de produits biologiques.

Les échanges ouverts de semences ou de greffons de variétés traditionnelles viennent ainsi compléter celui d’idées, de données et de logiciels : ils font partie de la même logique!

Autre élément de convergence entre ces deux « casquettes » : c’est en maintenant le site du Retour à la Terre que j’ai été confronté une nouvelle fois au problème d’obsolescence des liens et que j’ai repris une vieille idée qui m’avait déjà travaillé quand de maintenais activement XMLfr et que j’ai démarré le projet owark que je vais présenter à Paris Web.

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