One thought on “Le jasmin”

  1. Un mès, dus mès, très mès, en joyos se passeron ;
    Mès dansos, jots, escoboussols,
    E touts lous plazès faribols,
    Dambé las feillos s’entournèron.
    Tout prenguèt ; en hiber, un ayre triste e biel,
    Debat la capèlo del ciel ;
    Taleou ney, dins lous cans, digun plus s’azardâbo ;
    Triste, cadun s’acoufinâbo
    Al tour de grans fets carraillès ;
    E lout-carous e fatchillès
    Que fan grumi de poou l’oustal è la cabano
    Eron sancé fa la pabâno
    Debat lous ourmes nuts è l’entour des paillés.

    Un mois, deux mois, trois mois, en plaisirs se passèrent ;
    Mais danses, jeux, escoboussols,
    Et tous les folâtres plaisirs,
    Avec les feuilles s’en allèrent.
    Tout prit, quand vint l’hiver, un air triste et vieux
    Sous la couverture des cieux ;
    Dès la nuit, dans les champs, nul ne se hasardait plus ;
    Triste, chacun se ramassait
    Autour des grands feux carraillès ;
    Et les loups-garous, les sorciers,
    Qui font trembler de peur la maison et la cabane,
    Étaient censés faire leur ronde
    Sous les grands ormes nus et autour des paillers.

    –Jasmin, Françounetto

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