3 thoughts on “Danger de mort”

  1. […]Deux sanglots font un seul glas
    Et quand vient l’aube cruelle
    Passent de vie à trépas
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Répétant le nom de celle
    Qu’aucun des deux ne trompa
    Et leur sang rouge ruisselle
    Même couleur même éclat
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Il coule il coule il se mêle
    À la terre qu’il aima
    Pour qu’à la saison nouvelle
    Mûrisse un raisin muscat
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    L’un court et l’autre a des ailes
    De Bretagne ou du Jura
    Et framboise ou mirabelle
    Le grillon rechantera
    Dites flûte ou violoncelle
    Le double amour qui brûla
    L’alouette et l’hirondelle
    La rose et le réséda
    –Louis Aragon

      1. Le réséda de la chanson fait référence à la guerre.
        La pancarte de la petite ceinture se rapporte à un câble électrique de tension de 63 KV. Or, la petite ceinture était en traction vapeur, puis en électrification 1 500 v en continu par troisième rail sur certains tronçons. 63 000 v ne peut être que de l’alternatif et par un câble hors alimentation de la traction. Enfoui ou non, il valait mieux que les cheminots l’évitent, surtout lors de travaux sur les voies. Un coup de pioche malheureux et c’était la mort.
        Mais Aragon n’était pas au courant de cela.

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