Le débat entre François Hollande et Jean-Pierre Raffarin hier soir sur RTL a permis de constater une nouvelle fois l’ampleur du consensus autour de la croissance présenté par presque toute la classe politique comme un préalable indispensable pour résoudre tous nos problèmes.
- Croissance (source Wikipédia) :
- La croissance économique est l’accroissement durable de la production globale d’une économie. C’est donc un phénomène quantitatif que l’on peut mesurer. C’est aussi un phénomène de longue période. En effet, une augmentation brutale et sans lendemain de la production nationale ne correspond pas à la croissance économique. Il ne faut donc pas confondre croissance et expansion, l’expansion caractérisant une hausse de la production d’un pays durant une courte période.
Comment peut-on soutenir que l’accroissement durable de la production soit souhaitable ou même possible?
La notion même d’accroissement durable est incompatible avec la vie dans un espace confiné comme notre planète et nous n’en voyons aucun exemple sur terre.
A chaque crack boursier, les analystes aiment à rappeler que « les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel ». Doit on attendre un grand crack écologique autrement plus dévastateur pour appliquer ce proverbe à la croissance économique?
Comment peut-on se dire sensible aux problèmes de l’environnement et présenter la croissance comme un objectif en soi et un préalable à la recherche d’une meilleure justice sociale?
Alors qu’accoler deux mots incompatibles comme « développement » et « durable » semble suffire à nos dirigeants actuels ou potentiels pour se donner bonne conscience, la seule solution durable est au contraire de préparer la décroissance, c’est à dire une « diminution durable » de notre production.
Pourquoi cherche t-on tant à occulter ce débat?