L’abeille et l’oursin

[fr] Abeille de Buckfast provenant sans doute du rucher du Parc Georges Brassens sur une fleur d’azurite. Sentier reliant le Parc Georges Brassens à la Petite Ceinture du 15è.

[en] Buckfast bee, likely from the Parc Georges Brassens apiary (fr), on a flower of southern globethistle. Footpath between the Parc Georges Brassens and the Petite Ceinture.

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Encerclés

Notre verger bio et Nature & Progrès fait figure d’îlot de résistance au milieu des cultures “conventionnelles”.

Ce champ a été traité avec un herbicide. Notre verger fait figure d'îlot de verdure.

Un ami m’envoie, sous le titre “tristes news pour la planète” les liens sur deux articles du Monde:

Ces articles font écho au triste état des parcelles de culture dite “conventionnelle” qui entourent notre verger.

Cette année l’hiver a été anormalement clément, le printemps est en avance, les prés sont verts et les arbres en fleurs.

Le contraste est d’autant plus criant entre notre verger bio et ces champs auxquels l’herbicide a donné une teinte orangée. Ces champs ont été laissés nus tout l’hiver – ce qui est une cause bien connue de dégradation des sols – et gorgés d’herbicide au printemps pour tuer tout reste de vie en attendant sans doute un semi de maïs qui ne saurait tarder.

Comme beaucoup de fermes bio, notre verger semble être un îlot de vie au milieu d’une nature dévastée.

Comme Emmanuel Giboulot, le “viticulteur coupable d’avoir dit non aux pesticides” nous refusons tout traitement dans notre verger, préférant recréer un équilibre naturel plutôt que de combattre les déséquilibres avec des produits “miracles”.

Et comme beaucoup d’apiculteurs nous subissions de plein fouet le déclin des abeilles qui dépasse pour nous largement la moyenne de 27,7% observée en France et mentionnée dans l’article du Monde, mais comment pourrait il en être autrement dans ce désert agricole?

Nous entendons parfois les détracteurs du bio dire que le véritable bio n’existe pas et on peut être tenté de leur donner raison en voyant ces photos.

Comme Emmanuel Giboulot, les agriculteurs bio font de leur mieux pour résister. Nos haies semblent de bien faibles protections mais toutes les mesures montrent que le taux de pesticides demeure très faible dans les produits bio.

Ne rendons pas leur résistance encore plus difficile en les obligeant à la désobéissance civile!

 

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Première visite 2006

Il faisait beau ce weekend et les planches d’envol des ruches avaient retrouvé une activité que nous n’avions plus vu depuis le mois d’octobre…

Les abeilles apprécient les fleurs de rhododendron!

Mais c’est sur les saules marsault que nous en avons trouvé le plus. Le bourdonnement qui se dégage des saules quand nous en approchons est impressionnant.

Elles gobent quelques abeilles, mais nous sommes bien contents de voir que les hirondelles sont de retour!

Cette première visite nous a hélas permis de voir les dégâts causé par cet hiver plus rigoureux mais surtout beaucoup plus long que d’habitude (nous avons eu de la neige dès fin novembre ce qui est exceptionnel en Normandie).

Sur les sept colonies que nous avions, seules deux ont encore quelques réserves de miel. Parmi les autres, une est morte de froid et de faim, deux autres sont très faibles avec un seul cadre présentant un peu de couvain et les deux dernières sont un peu plus fortes bien que n’ayant plus du tout de réserves.

Nous essayons d’éviter au maximum de nourrir nos ruches, mais la météo prévoyant un refroidissement nous avons préféré donner un peu de sirop aux ruches qui n’ont plus de réserves pour qu’elles aient de meilleures chances de passer ce cap qui peut être difficile : les reines ont recommencé à pondre, les populations ont recommencé à croître et tout cela demande de la nourriture qu’elles ne pourront pas aller chercher s’il fait trop froid.

Il ne faisait pas très chaud et nous n’avons pas pris le temps de prendre beaucoup de photos, mais nous n’avons pas résisté devant cette abeille en train de sortir de sa cellule (au centre, cliquez sur la photo pour l’agrandir).

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Le printemps 2006 se fait attendre

Les boutons de prunier gonflent mais n’éclatent pas encore.

Les chatons de saule marsault commencent juste à éclore.

L’hiver a été long et rigoureux et le printemps a plus de deux semaines de retard sur l’année dernière!

Hier, il faisait doux et malgré le vent et l’humidité les abeilles étaient actives sur les planches d’envol où elles revenaient chargées de pollen blanc.

Si les floraisons de prunier et saules marsaults qui sont les premières grandes floraisons dans notre région ne sont pas encore vraiment commencées, que butinent elles?

Nous en avons trouvé en grand nombre récoltant du pollen blanc sur les petites fleurs (une dizaine de millimètres) de la véronique petit chêne.

La taille des fleurs de la véronique petit chêne les obligent à changer constamment de fleur ne restant que quelques secondes sur chacune d’entre elles.

J’en ai également trouvée une sur une rose de noël (héllébore noire).

La récolte est sans doute plus anecdotique (nous n’avons que quelques pieds d’héllébore) mais beaucoup plus confortable dans cette grande fleur où l’abeille peut se permettre de prendre son temps et prendre un véritable bain de pollen.

L’héllébore étant très toxique, il est sans doute préférable que nous n’en offrions pas trop à nos pensionnaires!

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Premiere visite de printemps

prunier en fleurCe week-end, le printemps était au rendez-vous. Le temps était au beau fixe, et les saules marsaults et les premiers pruniers bien en fleur…

Abeille butinant une fleur de prunierLes abeilles étaient nombreuses à profiter de l’aubaine et le vrombissement que l’on pouvait entendre sous les pruniers se rapprochait de celui que l’on peut entendre en ouvrant une ruche.

La température dépassant les vingt degrés, nous avons décidé d’effectuer la première visite de printemps afin d’évaluer l’état de nos deux ruches.

Couvain en mosaïque dans notre première rucheLa joie de retrouver nos abeilles que nous n’avions fait qu’apercevoir de loin depuis l’automne a été un peu tempéré par l’état de notre première ruche qui semble avoir été très affaiblie par l’hiver.

C’est notre premier “hivernage” apicole et nous manquons d’expérience pour juger la situation, mais le couvain nous parait être très réduit et il est “en mosaïque”, ce qui d’après nos lectures, ne nous semble pas être bon signe.

Réserves de miel dans notre deuxième rucheLa deuxième ruche semble beaucoup plus forte, son couvain est plus abondant et plus régulier et il reste quelques belles réserves de miel.


Les abeilles semblent d’ailleurs bien décidées à compléter ces réserves par des récoltes de pollen et de nectar toutes fraîches!

Abeilles revenant à la ruche chargées de nectar et de pollen

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Les abeilles sont de sortie

la planche d'envol d'une de nos ruchesCela faisait plus de trois mois qu’elles ne faisaient que de courtes sorties individuelles mais ce week-end les planches d’envol de nos deux ruches ont retrouvé une animation bien rassurante.

Cette animation ne se limite d’ailleurs pas à la planche d’envol et nous retrouvons des éclaireuses dans tout le jardin, y compris loin des ruches.

Elles font preuve de plus d’éclectisme qu’en été, semblent vouloir essayer toutes les fleurs qui passent à leur portée sans en dédaigner aucune et nous en retrouvons ainsi butinant perces-neige, crocus, bruyères, hellébores et même un skimmia que nous étions en train de planter…

Nous en voyons également revenir à la ruche les corbeilles chargées de pollen jaune foncé et orange. Il s’agit peut-être de pollen de crocus mais sans doute également de noisetiers qui sont encore en fleurs.

Les premiers chatons des saules marsaults et les boutons floraux des premiers pruniers commencent à s’ouvrir et si le temps se réchauffe comme le promet la météo, les abeilles ne devraient pas avoir longtemps à attendre avant de trouver des sources de pollen et de nectar plus abondantes.

Si le temps atteint vraiment les 18 degrés annoncés, nous pourrons peut-être même faire la visite de printemps dès le week-end prochain!

Cela nous permettrait de voir l’état des ruches et leurs réserves.

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