Les vrais chiffres

Deux tiers des français ont fait confiance à Macron.

 

Sur dix personnes croisées dans la rue, plus de trois sont des fascistes.

Il est bien difficile d’échapper à ce type de pseudo-analyses depuis dimanche dernier…

Outre les raccourcis discutables qu’elles abritent (voter pour Macron au deuxième tour n’est pas un gage de confiance et voter le Pen n’implique pas d’être fasciste), les chiffres avancés sont tout simplement faux.

Sur l’ensemble de la population française, seules 31% des personnes ont voté Macron et 16% le Pen. Les autres se sont abstenues, ont voté blanc ou nul (24%) ou ne sont pas inscrites sur les listes électorales (29%) parce qu’elles sont trop jeunes, n’ont pas la nationalité française ou n’ont souhaité le faire.

C’est à dire que, sans compter les touristes et autres étrangers de passage, sur dix personnes croisées dans la rue, 3 ne sont pas inscrites sur les listes électorales, 3 ont voté Macron, 2 ont voté le Pen et 2 se sont abstenues ou ont voté blanc ou nul.

Si l’on ne s’intéresse qu’à celles qui sont inscrites sur les listes électorales, 44% ont voté Macron et 22% le Pen. Les 34% restant se sont abstenues ou ont voté blanc ou nul. Notre futur président n’a donc pas réuni la majorité absolue parmi le corps électoral.

Share and Enjoy:
  • Identi.ca
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Twitter
  • Add to favorites

58

L’idée de marcher 58 km est née de la conjonction de plusieurs facteurs.

Le chiffre 58 : je suis né en 58 et ai donc eu 58 ans en décembre dernier.

Samuel et Sarah qui ont pris l’habitude de courir le jour de leur anniversaire une distance correspondant, en kilomètres, à leur age.

Une discussion sur la HRP l’année dernière pendant laquelle je me suis demandé quelle distance je pouvais parcourir à pied en une journée sur un terrain relativement plat.

Dans notre hémisphère les jours sont bien courts en décembre pour marcher 58 km sans en faire une grande partie de nuit mais, après tout, j’ai 58 ans pendant 365 jours…

C’est chose faite depuis hier.

J’avais préparé, sur la carte, un parcours d’un peu plus de 58 km entre Sète où j’habite maintenant et la cathédrale de Maguelonne en passant par le massif de la Gardiole à l’aller et la plage (baignade à la clé) et le chemin de halage du canal du Rhône à Sète pour le retour.

C’est une randonnée superbe et avril est le moment idéal pour la réaliser, avant les grosses chaleurs et alors que la garrigue est luxuriante, fleurie et parfumée.

Par contre j’aurais pu faire quelques kilomètres de plus et n’ai toujours pas la réponse à ma question…

Download
  • Longueur de l’itinéraire : 59,5km
  • Durée : 12 heures (dont 10h15 de marche)
  • Dénivelé positif cumulé : 450 m
  • Dénivelé négatif cumulé : 450 m
  • Altitude maxi : 218 m
  • Altitude mini : 0 m
Share and Enjoy:
  • Identi.ca
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Twitter
  • Add to favorites

Mon intervention lors de l’inauguration du Retour à la Terre les Champs

Ceci est le texte du discours que j’avais préparé pour mon intervention lors de l’inauguration du Retour à la Terre les Champs. Si les paroles que j’ai prononcé sont sensiblement différentes, les idées sont les mêmes!

18 septembre 2008, 18 janvier 2012, 21 septembre 2016 : huit ans, trois inaugurations, un magasin tous les quatre ans…

Vous vous demandez sans doute :

Rendez vous dans quatre ans pour la prochaine inauguration?

mais aussi :

N’y a t-il pas une contradiction à soutenir le mouvement des villes en transition, à prôner des idées proches de la décroissance et à multiplier les magasins en cherchant leur croissance?

Si je pose ces questions c’est, vous l’avez deviné, parce que je me les pose.

Ce sont des questions difficiles, dont les réponses viables sont toutes des compromis et sur lesquelles Catherine et moi avons parfois des sensibilités différentes.

Dans une vie professionnelle antérieure j’ai travaillé chez Sybase, une start-up américaine qui se vantait d’être la plus forte croissance du Nasdaq et dont la devise était “get big fast”.

C’est une période de ma vie que je ne regrette pas.

On y ressentait l’ivresse que l’on peut sentir dans un véhicule lancé à grande vitesse, pas le TGV où l’on ne sent la vitesse qu’en entrant dans les tunnels, mais un véhicule vibrant et trépidant.

Dans ce genre de course il n’est que trop facile de se prendre au jeu mais tout cela manquait de sens et nous savions bien que cela ne pouvait être durable.

Bien entendu il ne s’agit pas de cela au Retour à la Terre, et pourtant…

Dès que nous acceptons les règles de l’économie de marché, ce qui est un présupposé incontournable pour toute société commerciale, nous acceptons les règles d’un jeu de monopoly géant qui nous poussent vers la croissance.

Une croissance maîtrisée apporte confort et sécurité et un magasin en croissance peut anticiper sur les recrutements et les achats.

L’ouverture d’un nouveau magasin (que l’apiculteur que je suis appellerait “faux essaimage” puisqu’il y a une même “reine” pour plusieurs magasins qui restent liés au sein d’une même structure) crée un appel d’air qui permet de combattre “l’usure du poste” à presque tous les niveaux dans l’équipe.

C’est d’autant plus important au Retour à la Terre que nos équipes ont de fortes personnalités, que les recrutements externes à des postes de responsabilité se sont si souvent soldés par des rejets et que nous ne fonctionnons plus que par promotion interne. C’est quelque chose que je n’avais jamais vu dans mes vies professionnelles antérieures.

La croissance est donc une des clés de la survie d’une entreprise et ce pour tous les maillons de notre chaîne d’approvisionnement.

Ce qui est vrai pour nos magasins est vrai pour les paysans, les transformateurs, les transporteurs, les distributeurs et pour Biocoop : au dernier congrès Biocoop il a beaucoup été question d’adapter la coopérative pour gérer sa croissance sans que personne ne demande si cette croissance était souhaitable.

De même je me suis toujours senti mal à l’aise vis à vis de la tagline Biocoop “premier réseau de magasins bio en France”. Nous avons mieux à dire que “mon réseau est plus gros et plus vieux que le tien”!

Notre croissance permet de privilégier une bio de qualité et une chaîne d’approvisionnement partageant nos valeurs au détriment de concurrents qui au contraire développent une bio de type “grande distribution”.

Aussi vertueuse qu’elle soit, cette croissance reste pourtant une croissance dans un monde fini donc non durable. Elle s’accompagne nécessairement de compromis qui sont autant de risques d’adopter les pratiques de la grande distribution et de perdre notre âme.

Et comme pour assurer notre croissance nous poussons nos fournisseurs à croître eux aussi nous alimentons un cercle que nous savons vicieux.

Il y a pourtant une alternative à la croissance : l’essaimage vrai, la multiplication de structures indépendantes qui restent à taille humaine et partagent les mêmes idéaux. C’est que nous faisons quand nous parrainons des porteurs de projets comme Catherine l’a souligné.

Je ne sais pas dans quelle mesure cela serait transposable à l’échelle de Biocoop…

Les banques nous poussent également à la croissance.

Une banque, même aussi militante que le Crédit Coopératif, a besoin de garanties et ne nous aurait pas fait confiance pour ouvrir Rive Gauche si nous n’avions pas un premier magasin en forte croissance. De même nous n’aurions pas pu ouvrir “les Champs” sans la surface financière de nos deux premiers magasins.

Nous sommes bien au monopoly où l’on ne peut pas acheter un hôtel sur les Champs Élysées au premier tour de plateau…

Puisque nous sommes condamnés à la croissance, faisons en sorte qu’elle reste vertueuse et pour cela, en plus de faire toujours plus, essayons non seulement de ne pas faire de nouveaux compromis mais également  de faire toujours mieux!

C’est également un des principes de Biocoop et un de nos prochains défis communs est l’arrêt total de la vente d’eau plate en bouteille plastique qui interviendra avant la fin de l’année.

Nous avons voulu y ajouter notre touche personnelle et pour l’ouverture de ce nouveau magasin ce “toujours mieux” est la suppression totale de l’huile de palme de nos rayons.

Cela a été difficile mais à notre connaissance nous sommes le premier magasin à l’avoir fait. Nous allons maintenant voir comment étendre cela aux deux autres magasins.

Ceci dit je n’ai pas répondu à ma question initiale. Est-ce qu’on se donne rendez vous dans quatre ans pour une nouvelle inauguration?

Je ne sais pas.

À titre personnel j’aspirerais plutôt à une certaine forme de décroissance!

Catherine au contraire semble toujours prête à relever de nouveaux défis pour développer une bio vertueuse. Et c’est peut être aussi sa manière à elle de combattre l’usure du poste que j’évoquais tout à l’heure…

 

 

 

 

Share and Enjoy:
  • Identi.ca
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Twitter
  • Add to favorites

Les stalactites


[fr] Une falaises gelée.
[en] Frozen cliff.

Share and Enjoy:
  • Identi.ca
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Twitter
  • Add to favorites

18 mars – Les Encantats, versant nord en raquette : jour 6

Le parcours

Nous quittons le Cirque lacustre de Saboredo, via le Coll de la Sendrosa (2451 m), pour basculer sur la bucolique Vallée de Tredos. Un dernier petit ressaut et nous rejoignons la Vallée de Valardies que nous dévalons jusqu’au Pont de Ressec.

Natura

Nous avons eu un temps de rêve pour cette dernière étape qui est aussi la plus longue et une des plus belles!
420m de dénivelé positif, 1460m de dénivelé négatif et 7h25 de marche.

La trace

Total distance: 17.89 km
Max elevation: 2519 m
Min elevation: 1334 m
Download

Les photos

Share and Enjoy:
  • Identi.ca
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Twitter
  • Add to favorites